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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 21:43

 

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Romancier britannique dans la fleur de l'âge, Jasper Gwyn a à son actif trois romans qui lui ont valu un honnête succès public et critique. Pourtant, il publie dans The Guardian un article dans lequel il dresse la liste des cinquante-deux choses qu'il ne fera plus, la dernière étant : écrire un roman.

Son agent, Tom Bruce Shepperd, prend cette déclaration pour une provocation, mais, lorsqu'il appelle l'écrivain, il comprend que ça n'en est pas une : Gwyn est tout à fait déterminé. Simplement, il ne sait pas ce qu'il va faire ensuite. Au terme d'une année sabbatique, il a trouvé : il veut réaliser des portraits, à la façon d'un peintre, mais des portraits écrits qui ne soient pas de banales descriptions.

Dans ce but, il cherche un atelier, soigne la lumière, l'ambiance sonore et le décor, puis il se met en quête de modèles. C'est le début d'une expérience hors norme qui mettra l'écrivain repenti à rude épreuve.

 

Qu'est-ce qu'un artiste ? s'interroge Alessandro Baricco, dans ce roman intrigant, brillant et formidablement élégant. Pour répondre à cette question, il nous invite à suivre le parcours de son Mr Gwyn, mi-jeu sophistiqué mi-aventure cocasse. Et, s'il nous livre la clé du mystère Gwyn, l'issue sera naturellement inattendue.

 

 

Extrait :

 

Toutefois, au fil des jours, il commença à sentir peser sur ses épaules une forme singulière de malaise qu'il peina à comprendre au début, et qu'il apprit à identifier seulement au bout de quelque temps ; même s'il était ennuyeux de l'admettre, le geste de l'écriture lui manquait, et avec lui l'effort quotidien pour mettre en ordre ses pensées sous la forme rectiligne d'une phrase. Il ne s'y attendait pas, et cela le fit réfléchir. C'était comme une petite démangeaison qui survenait chaque jour et promettait d'empirer. De fil en aiguille, Jasper Gwyn se demanda s'il n'y avait pas lieu de passer en revue des métiers marginaux dans lesquels il pourrait cultiver la pratique de l'écriture, sans que cela implique nécessaire un retour immédiat aux cinquante-deux choses qu'il s'était promis de ne plus jamais faire.

Des guides de voyage, se dit-il. Mais il lui faudrait voyager.

Il pensa à ceux qui écrivaient les modes d'emploi pour les appareils électroménagers, et se demanda s'il existait encore, quelque part dans le monde, ce métier consistant à écrire des lettres pour ceux qui ne sont pas en mesure de le faire.

Traducteur. Mais de quelle langue ?

Pour finir, la seule réponse claire qui lui vint à l'esprit tenait en un mot : copiste. ça lui aurait bien plu d'être copiste. Ce n'était pas un vrai métier, il en était conscient mais il y avait une étincelle convaincante dans ce mot, qui lui donnait l'impression de chercher quelque chose de précis. Il y avait un secret dans le geste, et une patience dans la méthode -- un mélange de modestie et de solennité. Copiste, il ne voulait pas faire autre chose. Et il était sûr de pouvoir le faire très bien.

 

(...)

 

 

 

Mon avis :

 

 

 

Mr gwyn auteur à succès établi une liste de cinquante-deux choses qu'il ne ferait plus jamais...

La dernière : écrire des livres.

 

Il décide alors de devenir « Copiste », écrire des portraits "littéraires" d'hommes et de femmes destinés à eux seuls... Ces portraits sont une sorte de "retour à la Maison"...

 

D'abord, il plante le décor, une pièce sobre, un fond sonore , il faut vous dire aussi qu'il a été il y a bien longtemps « accordeur de piano », il doit régler l'ensemble des préparations afin d'obtenir l'acoustique et le « toucher » parfait pour son projet. Et bien sûr pour finir, la lumière.... Au plafond, dix-huit ampoules « Catherine de Médicis » destinées à s'éteindre progressivement, la dernière signifiant la fin du portrait.

 

Mr Gwyn, avec son crayon transformé ainsi en pinceau, nous entraîne ensuite dans un long et beau voyage au cœur de l'âme humaine. Chaque portrait est unique et riche en expérience pour le modèle et notre « copiste ». La fin est surprenante et une fois le livre d'Alessandro Baricco refermé, on regarde à nouveau "le monde" avec un œil tout neuf...

 

Son écriture musicale et poétique nous laisse à bout de souffle malgré la lenteur et l'observation du temps qui passe, une thématique chère à Alessandro Baricco. C'est un livre séduisant, tendre et magnifique.

 


 

  "Jasper Gwyn incarne le fantasme de tout écrivain : le désir d’écrire dans une situation de pureté absolue"

 

Alessandro Baricco


 

 

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http://ecx.images-amazon.com/images/I/516GuU8aEAL._SY445_.jpg

 

 

 

La photo en tête de l'article est l'oeuvre de Aleksey Kozlov, Photographe et Marina Khlebnikova après recherche sur le net, je n'avais en effet  aucune source.  Pour en découvrir plus sur ces artiste talentueux :

 

link

 

 


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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 13:00

 

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Un noble guerrier, prêt à tout pour honorer une promesse de rendez-vous, à la neuvième lune, quand fleurissent les chrysanthèmes ; une femme aimante séparée de son époux par la guerre, qui l'attend fidèlement dans leur maison dans les roseaux, au sein d'un village dévasté ; un moine réincarné en carpe géante ; une épouse trahie et morte de désespoir, transformée en spectre furieux par la jalousie...

 

Ces contes sont extraits du recueil "Contes de pluie et de lune " (collection "connaissance de l'Orient" n° 43, Editions Gallimard)

 

 

Extrait 1 " Le rendez-vous aux chrysanthèmes  :

 

Le saule qui, au printemps, verdoie, au jardin ne le plantez ! Dans vos relations, à l'inconstant ne vous liez ! Le saule pleureur est prompt à déployer son feuillage, mais résiste-t-il au premier souffle du vent d'automne ? L'inconstant se lie facilement, mais pour peu de temps. Le saule, à chaque retour du printemps, reprend ses teintes, mais l'inconstant, une fois qu'il a rompu, jamais plus ne s'informera de vous.

 

 

Extrait 2 "La maison dans les roseaux" :

 

 

Cette année-là -- un été de l'ère Kyôtoku (1454) -- le Résident de Kamakura, l'Ason Shigeuji, entra en conflit avec le gouverneur Uesugi ; quand la résidence eut été rasée par le fer et par le feu, le Résident se replia chez ses partisans de Shimôsa, de sorte que, soudain, le pays à l'est de la Barrière fut en proie au désordre* ; dans un monde où chacun ne songeait plus qu'à soi seul, les vieux fuyaient se cacher dans les montagnes, les jeunes étaient recrutés de force. "Aujourd'hui, on allait incendier ici, demain, l'ennemi allait venir par là", disaient femmes et enfants qui fuyaient en désordre, pleurant et se lamentant. L'épouse de Katsushirô envisagea, elle aussi d'aller se réfugier en quelque lieu, cependant : "Attends cet automne !" avait dit son époux ; se fiant en ces paroles, elle vécut en comptant les jours d'un coeur inquiet. L'automne était venu, et comme cependant les vents ne lui avaient pas porté la moindre nouvelle, "pareil à toutes choses de ce monde, hélas ! le coeur humain ne peut se reposer sur rien !" se lamentait-elle, désemparée, avec une douloureuse amertume.

 

                              

                                Mon chagrin,

                                nul ne lui dira ;

                                oiseau d'Ôsaka,

                                rappelle-lui, toi,

                                que l'automne même est passé !

 

 

 

* Episode des guerres civiles qui ravagèrent le Japon durant le XVe et le XVIe siècles sous les shôgun Ashikaga, juqu'à l'accession au shôgunat de Tokugawa Ieyasu en 1603, Ashikaga Shigeuchi (Ason est son titre de cour), résident héréditaire de Kamakura pour le Kantô (les provinces à l'est de la barrière de Hakone), était en conflit avec son lointain cousin le shôgun Yoshimasa. (...)

 


 

Mon avis :

 

 

 

Ce petit recueil contient quatre contes, le premier  « Le rendez-vous aux chrysanthèmes » est un petit chef-d'oeuvre.  

D'une belle écriture ciselée, Ueda Akinari nous raconte l'histoire d'Hasabe Samon, un lettré et de sa rencontre avec un guerrier. Celui-ci souffrant habite chez un ami d'Hasabe, chaque jour, il vient lui rendre visite, lui prodigue de bons soins et au fil du temps se tissent des liens fraternels entre les deux hommes.
Ce conte d'une grande beauté nous emmène au cœur du japon, faisant l'éloge du dévouement et de la loyauté avec poésie.

La maison dans les roseaux, le second conte à retenir dans ce recueil, nous conte l'histoire de Katsushirô, un homme égoïste et peu enclin aux travaux des champs qui décide un jour de se faire marchand et de monter à la Capitale abandonnant ainsi sa belle épouse seule dans un monde en guerre et une maison en ruine, avec la promesse de revenir à l'automne...

Il reviendra quelques années plus tard pour entendre sa femme lui conter son long mal d'amour.

Ce conte est repris par le cinéaste Kenji Mizoguchi dans « Les contes de la lune vague après la pluie », récompensé d'un Lion d'argent au festival de Venise en 1953, un film à découvrir ou à redécouvrir.

Ueda Akinari nous entraîne dans un très bel univers fantastique et poétique, un livre à lire absolument pour les amateurs du genre.

 

Ce recueil contient également "Carpes telles qu'en songes" , un conte plus léger et magique et "Le chaudron de Kibitsu".

 

 

 

En savoir plus sur l'auteur :

 


 

Ueda Akinari naît le 25 juillet 1734 à Ôsaka  dans un quartier des plaisirs de Sonezaki. Sa mère est une courtisane et son père est inconnu. Alors qu’il n’a que 4 ans, sa mère l’abandonne. Il est recueilli par un riche marchand de papier et d’huile nommé Ueda. Ce dernier, n’ayant qu’une fille, en fait son héritier et lui donne l’éducation soignée d’un fils de riches commerçants. En 1738 , l’enfant contracte la variole, il survit mais la maladie laisse des traces : plusieurs doigts paralysés, au point que l’on craignit qu’il ne pût jamais tenir le pinceau du lettré. Cette guérison miraculeuse, qu’il attribuera au dieu Inari  : le dieu-renard, développe sa spiritualité qui se manifeste dans le côté fantastique de ses œuvres.

 

Ueda Akinari meurt à Kyoto le 6 août 1809 . On peut voir sa tombe dans l’enceinte du temple bouddhique Saifuku-ji ; la stèle porte un de ses nombreux pseudonymes : Ueda Muchô.

 

Source Wikipédia.

 

220px-Akinari1.jpg                                               Portrait de Akinari, par Koga Bunrei.


Source image : Wikipédia


 

 

 


 


 

 

 


  http://ecx.images-amazon.com/images/I/41xTc%2BiSJnL._SY445_.jpg

 


 

 

 

 

 


 

 


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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 16:48

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                                                           Dante et Béatrice ...

 

 

 


 

Une malheureuse jeune fille fit un exposé sur "Le détail et l'ensemble" qui il faut le reconnaître était totalement creux. Jean lui demanda "Avez-vous fini, Mademoiselle ?.

 

              - Oui, Monsieur, (...)

 

               Marc Purat renchérit bientôt :

 

               - Avez-vous lu le panneau qui se trouve sur la porte ? Et il désignait du doigt la porte de l'amphithéâtre.

               

               - Il est écrit : Culture et non Agriculture. Or le seul exemple que vous ayez donné, "un ensemble d'arbres", relève plus de la seconde que de la première ! (...)

 

 J'étais horrifiée par ces accès de méchanceté, qui mettaient toutefois un certain piment dans les prestations plutôt mornes et qui contribuaient sans doute à attirer les foules, maintenant privées du spectacle des exécutions capitales!

Le tout était de ne pas se trouver à la place de la victime ! J'étais horrifiée et en même temps fascinée. J'imaginais jean me prenant sauvagement de ses deux mains si viriles et n'admettant aucune révolte de la part d'un être aussi stupide et méprisable qu'une femme. N'avait-il pas eu l'air d'acquiescer lorsque Monsieur Luc, un autre de ses collègues, avait lancé la phrase de Baudelaire "la femme est naturelle, donc abominable !"?

 

 

Extrait :

 

.../...


 

                   - Quelle était la véritable relation qui liait Dante et Béatrice ?, demandai-je

 

                    - Si par "véritable", vous entendez la relation qui les lia dans la réalité, ce fut quelque chose de très ténu, qui surprend souvent les profanes. Béatrice Portinari habitait non loin de Dante à Florence. Il en tomba amoureux lors de leur première rencontre à l'âge de neuf ans, comme il le raconte dans la Vita Nuova ; mais leurs familles organisèrent pour chacun d'eux un mariage, c'était la coutume à l'époque. Dante eut au moins trois enfants avec Gemma ; Béatrice fut mariée aussi mais n'eut pas d'enfants et mourut à vingt-quatre ans. Ce n'est donc pas d'une jeune fille que Dante parle, mais d'une dame mariée, comme dans la littérature courtoise qu'il pratiqué.

 

                      - Et si on entend par "véritable" la relation qui les unit dans l'oeuvre de Dante, qu'en est-il ?

 

                       - Et bien, ce n'est pas par hasard qu'on parle d'un amour platonique et mystique. Pour Dante, Béatrice est la dame de ses pensées, et ce dès l'âge de neuf  ans : L'image de cette femme trône toujours au sommet de mes pensées où l'a placée l'amour qui l'a conduite vers moi, dit-t-il dans la Vita Nuova.

 

                         Jean marqua alors un temps d'arrêt, me regarda. On pouvait penser qu'il cherchait ses mots ou alors qu'il avait dit ces paroles à mon intention. Mon coeur plein d'espoir se serra mais dans l'incertitude, je restai impassible, du moins extérieurement. Il continua.

 


                         - Lorqu'il la rencontre une deuxième fois dans la rue, ils ont dix-huit ans tous les deux. Le nombre neuf est très important pour Dante. Pour lui, Béatrice est un miracle car la racine du neuf qui lui est associé n'est autre que la miraculeuse Trinité. Cette fois elle est vêtue de blanc, et non de rouge, elle est accompagnée de deux matrones.

 

                          - Ah ! je connais cette scène-là, grâce à un tableau d'un peintre préraphaélite anglais, Henry Holidays, Dante et Béatrice.


                          - Oui, ce tableau fait d'ailleurs la synthèse de trois scènes différentes que Dante raconte dans la Vita Nuova, ce qui montre que le peintre connaissait bien cette oeuvre. C'est d'ailleurs normal pour un peintre qui prétend revenir à l'art qui précède Raphaël, Dante écrit, comme vous le savez , au début du XIVème siècle ; La Divine Comédie, qui a écrite après la Vita Nuova, est un voyage imaginaire, qui est censé se dérouler pendant la semaine sainte de l'année 1300.

 

 

                             - La première scène est celle que je viens d 'évoquer, Béatrice est en blanc au milieu de ses deux "matrones" et elle adresse à Dante un salut dont la douceur lui fait toucher l'extrème limite de la béatitude. Dante lui écrit alors son premier Sonnet.

 

.../...

 

 

Mon avis :

 

 

La nouvelle Béatrice, une histoire belle et délicate, l'histoire d'un « amour autrement », au rythme des palpitations du cœur de Florence pour Jean, un brillant professeur et orateur, nous emprunterons les chemins merveilleux et douloureux de l'amour par nos deux passionnés de littérature.

 

Comme Dante, Jean a trouvé dans sa rencontre avec Florence, l'amour unique, leurs âmes sont liées à jamais.

 

Un petit livre qui m'a fait vibrer et sourire au fil des pages, une douceur infinie dans l'écriture de Catherine Choupin et de très belles références littéraires à redécouvrir également.

 

Je vous invite également comme moi à aller découvrir ou redécouvrir La Vita Nuova de Dante ici  :

 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k749941/f70.image


 

Je remercie Babelio et les Editions ILLADOR dans le cadre de la masse critique Babelio de m'avoir fait découvrir la plume talentueuse de Catherine Choupin.

 

 

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41jMwU8ZY9L._SY445_.jpg

 

 

 

 

Nouvelle image

 

 

  * source photo inconnue


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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 13:13

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"Un jour, tandis que j'étais dans mon bureau, occupé comme d'habitude à confier au papier des choses mélancoliques, un bruit étrange est parvenu à mon oreille. La véranda bruissait. On aurait d'abord pu croire qu'une femme avançait en retenant le bas de son kimono de soie, mais le froissement de l'étoffe sur le plancher était par trop vif pour un simple bas de robe. J'ai alors comparé ce bruit au crissement des plis de l'ample pantalon que porte le chambellan, lors de la fête des Poupées, évoquant le glissement de la soie sur les marches du palais fictif. Laissant mon roman, je suis sorti sur la véranda, le stylo entre les doigts : le moineau de chine prenait son bain."

 

 

Extrait de la nouvelle " Le moineau au bec rose  :

 

Le lendemain matin, quand j'ai ouvert les yeux, le soleil traversait les vitrages. J'ai tout de suite pensé qu'il fallait que je donne à manger à l'oiseau. Mais il était dur de se lever. A force de me répéter que j'allais me lever, il était finalement plus de huit heures. Profitant qu'il fallait que je me lave le visage, je suis allé pieds nus sur la véranda, le plancher était froid, j'ai soulevé le couvercle, la cage s'est trouvée dans la clarté. L'oiseau a cligné des yeux. A l'idée qu'il aurait aimé voir plus tôt la lumière, j'ai eu pitié de lui.


Le moineau de Chine a les yeux tout noirs. Les paupières sont bordées d'une fine ligne d'un rose tendre, comme si on avait cousu un fil de soie. A chaque battement de paupières, les deux fils se rejoignent aussitôt pour n'en former qu'un. Mais déjà, l'oeil s'arrondit de nouveau. A peine avais-je sorti la cage, l'oiseau a mis la tête de côté et ses yeux noirs se sont tournés vers moi pour la première fois.


Puis, il a pépié doucement.

 

Délicatement, j'ai posé la cage sur la boîte. L'oiseau s'est tout de suite éloigné de son perchoir. Puis il s'est posé de nouveau. La cage est équipée de deux perchoirs. D'un vert sombre, ils sont éloignés l'un de l'autre juste comme il faut, formant un pont qui traverse la cage. A voir les pattes posées délicatement sur l'un d'eux, on comprend tout de suite qu'ils sont d'une extrême fragilité. L'oiseau a posé sur le fin perchoir l'éxtrémité rouge pâle de ses ongles semblables à des perles taillées, et il s'est tenu adroitement en équilibre sur cette branche de fortune. A ce moment, son oeil a cligné. Et déjà, il change de position. Il penche sa petite tête de gauche à droite. Il se redresse, tend légèrement le cou, avec un battement de ses ailes blanches. Après quelques petits sautillement, il se retrouve juste au milieu du perchoir. Il pépie. Et de loin, il vient de me regarder.

 

 

Mon avis :

 

Une journée de début d'automne est un petit recueil de sept très courts textes autobiographiques. Au milieu de ces écrits, se trouve une petite nouvelle absolument magnifique "Le moineau au bec rose", tout en délicatesse il nous raconte la beauté de sa relation éphémère avec  ce bel oiseau. A lire absolument....

 

Un petit recueil à lire, que dis-je à déguster si l'on aime ces petits "instants" de rien de la vie, les petites joies ou tristesses, les souvenirs...  Une petite balade au coeur de l'écriture poétique  de Sôseki.

 

 

 


 

 

 


Pour en savoir plus sur cet auteur qui est à découvrir absolument pour les amateurs de littérature japonaise  :

 

link

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/17/Natsume_Soseki_photo.jpg/220px-Natsume_Soseki_photo.jpg



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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 19:36

 

 

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Parmi les étoiles admirées, mouillées
Par des fleuves différents et par la rosée,
J'ai seulement choisi l'étoile que j'aimais
et depuis ce temps-là je dors avec la nuit.

Parmi les vagues, une vague, une autre vague,
vague de verte mer, branche verte, froid vert,
j'ai seulement choisi l'unique et seule vague
et c'est la vague indivisible de ton corps.

Vers moi toutes les gouttes toutes les racines
et tous les fils de la lumière sont venus.

Je n'ai voulu que ta chevelure pour moi.
Et de toutes les offrandes de la patrie
Je n'ai choisi que celle de ton coeur sage.
      

 

 

 

                                                                      

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 22:37

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Mon prénom, c’est Jonas. Oui, je sais, c’est pourri comme prénom. Mais c’est le genre de truc sur lequel vous n’avez aucun pouvoir. Les parents, vous savez, légalement, ils n’ont pas le droit de vie ou de mort sur les enfants. Mais c’est tout comme. Ils peuvent flinguer votre existence de plein de façons possibles. Ils peuvent même le faire avant votre naissance. Votre mère, par exemple, elle peut picoler et fumer comme un sapeur. Du coup, vous sortez déjà à moitié déglingué et la cervelle pas très fraîche. Ou alors, il leur suffit de s’entendre sur le prénom que vous allez porter toute votre vie… Il leur suffit de vous appeler Jonas.


Et tout ça, à cause de quoi ? À cause d’une légende à la noix… À cause d’une baleine et d’un type qui se fait avaler par la baleine en question, qui survit pendant trois jours et trois nuits à l’intérieur de son appareil digestif pour finir recraché sur une plage… Sain et sauf. Il faut vraiment être débile pour gober un truc pareil.


Un jour, je serai écrivain. Parce que, finalement, il n’y a rien de plus facile. Vous inventez une histoire à dormir debout avec un peu de tragédie, un peu de fantastique… Vous rédigez tout ça comme vous le feriez d’une rédaction
de collège… Et le tour est joué.

 

Mon avis :

 

Un régal cette nouvelle, une bouffée d'air frais sur une musique des Cramps. Suivez Jonas et Betty aux yeux de lynx dans un voyage en compagnie de Poison Ivy et Lux Interior, une nouvelle contemporaine et percutante, du court et du bon...

Un univers à la Fante à lire avec le casque sur les oreilles...

 


Un grand merci à Franck-Olivier Laferrère et aux Editions E-FRACTIONS ÉDITIONS, pour  ce pur moment d'intense bonheur au son des Cramps... Et merci à Olivier Martinelli pour ce moment de lecture, un vrai régal...

 

 

 

 

 

Pour en savoir plus sur les Cramps :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Cramps

 

 

 


 

 

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 22:29

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La Grande Utopie. Une société dirigée par l'Empire, où tout est parfait et chaque être évolue au quotidien dans une harmonie exemplaire.

Pourtant, les dirigeants de Nemesis semblent vouloir aller toujours plus loin dans la recherche de la perfection. Pour atteindre cette excellence, le Conseil Utopique décide alors de remonter le temps pour modifier le cours de l'Histoire et prévenir des erreurs passées.

Êtes-vous prêts à faire ce voyage et en assumer les conséquences? Laissez-vous emporter par le tourbillon enivrant d'une expérience hors normes, menée par un gouvernement inlassablement en quête d'idéal pour son peuple.

Nemesis est la deuxième publication d'Elenya Editions dont l'histoire prend place dans un univers steampunk.


 

Extrait :

 

Le jour n’est pas encore levé sur Nemesis. La capitale de l’Empire dort encore, les lampadaires à gaz en forme d’étoiles et de lune éclairent les rues d’une lumière vacillante. Tout est calme : la Grande Utopie veille. Depuis l’avènement de l’Empire voilà unecinquantaine d’années, rien ni personne n’est venu troubler la perfection utopiste : la sublime philosophie a tout balayé sur son passage et elle l’a fait sans même que la population ne se sente oppressée. Une première dans l’histoire de l’Humanité !La Grande Utopie n’est pas une dictature, non ! C’est le progrès, l’ascension de la civilisation vers la perfection, c’est le but ultime de l’Homme, l’harmonie suprême.


Tout est donc calme dans les rues, seuls les panaches gris des poêles des maisons laissent penser qu’elles sont
occupées, les volets sont clos et les façades silencieuses. Un halo de lumière est cependant perceptible dans une petite rue adjacente à la rue principale. Il s’agit d’une maison bourgeoise apparemment identique à toutes les autres, excepté la vive lumière qui s’échappe des fenêtres et la fumée blanche qui sort d’une cheminée (c’est un luxe dans Nemesis où le bois est quasiment impossible à trouver). Mais somme toute rien de bien extraordinaire, ce n’est qu’en entrant que l’on comprend la véritable étrangeté du lieu. Ce n’est pas une maison mais l’atelier d’un horloger au nom prédestiné : Luc O’Clock. Une plaque de métal gravée d’une montre à gousset orne la porte d’entrée.

 

Mon avis :

 

Bienvenue à Nemesis, l'empire de la grande Utopie  dirigée par quatre membres, les  Philosophes. Un monde où l'harmonie règne, du moins en apparence.

Pourtant au détour des rue de Nemesis, nous pouvons rencontrer Miss Alice, elle s'occupe d'une boutique de magie, elle offre à tous... L'imperfection, elle qui est... Perfection.

Son commerce est florissant, certains viennent y chercher quelques maladies, d'autres un nuage de pluie sur leur maison, en Utopie, l'ennuie règne...  Enfin pas pour tous mais malgré tout la clientèle de miss Alice s'agrandit de jour en jour.

Il y existe également un autre lieu  qui sert d'exutoire pour certains " La Maison des Plaisirs" , une maison close.

Afin de permettre à l'Utopie de continuer à régner, les quatre Philosophes envisagent d'utiliser une machine à voyager dans  le temps....

Peut-on manipuler sans risque le passé ?

 Nemesis, un voyage en Utopie réussi sous la plume de Ceinwynn, un très bon livre à déguster pour les amateurs du genre Steampunk.

Merci aux Editions Elenya pour ce très bon moment de lecture.

 

 

 


 


  http://www.babelio.com/couv/102186_aj_m_5533.jpeg

 











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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 21:37

 

 

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                                                      Artiste : Irina Baleva

 

 

 

 

 

DEBUT

 

 

Il est arrivé dans sa barque bleue

les yeux cerclés couleur des oiseaux

les plumes assemblées,

rames pourfendre l'eau de sa profondeur

Il est arrivé chargé de ses mots doucereux

les jambes étalées, des échasses de héron frondeur

la tête engoncée d'étoiles sous la peau.

 

Il est arrivé sur l’île de la découverte

 

 

INTERLUDE

 

L'air l'a surpris

Plus que dans l'air marin

Le vent l'a pris

Plus besoin de rien

A nu il s'est mis

Dans la paume d'une main

Qui lentement l'a appris

A lâcher prise l'air de rien

Et à l'attirer à lui

Nul stratagème n'avait besoin

Ce fut la fée

 

 

IMAGE

 

L'odeur portée, le vent sifflé, les pas débarqués

Une danseuse soufflait dans l'air

Et ses yeux sans cesse à scruter

Prenaient les tissus des flagrances, ses airs

Ventés de mots fort bien sculptés

Sur l’île une fée sans doute corsaire

Avait planté les graines de sa présence dispersée

Repartir se dit le poète pourquoi le faire?

Te trouver, te trouver, petite fée

De l'air

 

 

INTERLUDE

 

Aux pieds de l'île-fée

Le poète écoutait l'ère

Remué des vagues chamarrées

L'aire de l’île portait un désert

Peuplé de mirages de fée

S'approcher pour en ressentir les nerfs

S'éloigner pour mieux désirer

Au fond de l’île soudain elle apparaît

 

 

PAROLES

 

Que fais-tu petite fée

Sur cette île pour poupée?

Chut! je cherche toute la journée

De petites pierres de lune dispersées

Et qu'en fais-tu une fois trouvées?

Chut! je trace le chemin de l'été

Et guide ainsi mes pas à vibrer

Dans la blancheur dévoilée

Chut petite fée! Des mots apportés

Je peux graver sur ces petits rochers

En guise de vaste trépied

Qui t'aidera enfin à mieux avancer

 

 

INTERLUDE

 

Les mots t'ont-ils fée?

La fée t'a-t-elle île? L’île t'a-t-elle mot?

Les mots ont fait de l’île et de sa fée

Ce chemin de pierres de lune qui ne me défait

Dans lequel marcher une fête sans cesse est

Aux pieds des arbres cousins m'y poserait

La caresse du soir

Une main de mots

Vaste espoir

De chaleur des peaux

Enfin retrouvés, comme de nouveau nés

 

 

PAS DE FIN

 

Les mains de la fée

Frêles récifs émergents

Sur le poète sont posées

Au point des mots éclatants

J'ai faim dit la fée

J'ai faim dit le poète

Les mains et les mots se lièrent en silence

Dans la faim perpétuelle de cette évidence

 

 

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 18:30

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Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d'un chagrin d'amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l'art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière.

Rinco cueille des grenades juchées sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se préparent et se dégustent dans la lenteur en réveillant leurs émotions enfouies.

Un livre lumineux sur le partage et le don, à savourer comme la cuisine de la jeune Rinco, dont l'épice secrète est l'amour.

 

Extrait 1 :

 

L'idée qui m'était venue, à force de me creuser la tête, c'était de traduire l'éventail des émotions avec des plats très sucrés ou très épicés, un menu aux saveurs contrastées, stimulantes. Que des plats aux goûts inconnus pour la favorite.

Je voulais préparer un repas qui, comme la sonnerie d'un réveil, ranimerait ses cellules plongées dans une profonde léthargie, les galvaniserait.

Voici le menu composé pour cette femme en deuil depuis des dizaines d'années :

 

 Cocktail à la liqueur de matatabi

 Pomme en saumure

 Carpaccio d'huîtres et d'amadai

 Samgyetang de poulet de Hinai entier au shôchû

 Risotto de riz nouveau à la poutargue

 Selle d'agneau rôtie et champignons sauvages sautés à l'ail

 Sorbet de yuzu

   Tiramisu au mascarpone avec sa boule de glace à la vanille

  Expresso serré

 

Je n'étais pas sûre que ce menu lui plairait, vu son âge. Il était copieux et riche en produits laitiers. Mais ce que je voulais dire à la Favorite, c'est que sa vie recelait encore une infinité d'univers qui lui étaient inconnus. C'était peut-être présomptueux de ma part, mais c'est ce que je voulais lui faire comprendre par le biais de la nourriture. Faites en sorte que les paupières à demi closes du coeur de la Favorite se rouvrent en grand sur le monde.  Tel était mon souhait.

 

 

Extrait 2 :

 

Donc, j'avais décidé de préparer une soupe, facile à avaler même quand on est très nerveux, complètement crispé et que la moindre acidité vous donne des brûlures d'estomac. Je n'avais pas vraiment réfléchi aux ingrédients, j'attendais de voir le jeune couple pour  décider, à l'inspiration.

J'ai fait mon choix dans les légumes que j'avais à la cuisine, je les ai taillés en julienne et fait revenir du beurre, en commençant par ceux qui mettent le plus longtemps à cuire. Du potiron, pour l'écharpe de Satoru, d'une beau jaune moutarde vif, car elle était jolie. Des carottes aux couleurs du soleil couchant qui emplissaient le ciel de l'autre côté de la fenêtre. Et pour finir, des pommes, parce que c'est ce que m'évoquaient les mignonnes joues rouges de Momo.

Dans la cocotte, un tas d'images se superposaient, fusionnaient au fur et à mesure. On aurait dit un peintre qui choisit d'instinct ses couleurs. Je cuisinais sur le vif, en me fiant uniquement à mon intuition.

... Lorsque j'ai soulevé le couvercle, une appétissante fumée s'est élevée. Comme une fée chargée d'éveiller l'amour.


 

Mon avis :

 

  Commencer l'année en dégustant le restaurant de l'amour retrouvé, c'est excellent.

Rinco, jeune femme abandonnée par son petit ami qui en la quittant à vider l'appartement, emportant avec lui, argent, meubles, ustensiles de cuisine, tout, sauf la précieuse jarre de sa grand-mère heureusement,  sous le choc,  perd sa voix...

Contrainte de retourner sur les lieux de son enfance et de vivre avec sa mère qui possède comme animal de compagnie un cochon nommé Hermès, elle décide d'ouvrir un restaurant un peu particulier, avec une seule table servie par jour.

Rinco a un don, celui de l'observation, des images plein la tête et de l'intuition.

Chaque repas pour chaque "client" est préparé à l'avance, les légumes et les fruits délicatement ramassés le jour même, coupés, cuisinés avec son épice secrète, l'amour.

Elle invente des plats au gré de son intuition, simplement pour le bonheur de l'autre.

Un livre à savourer tout simplement, comme le Curry à la Grenade...  Avec amour, il est magique....

 

 

 

 

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/517x4iEtGrL._AA160_.jpg
 


 

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 17:43

 

http://www.babelio.com/couv/CVT_Ayana_1097.jpeg

 

 

 

"Je ne sais pas si J.R.R. Tolkien a eu vent de mon histoire. Moi j'ai dévoré toutes les siennes. Ses livres m'ont accompagnée et même guidée parfois, et je l'en remercie."

                                                                                                                                                                             Ayana.

 

C'est le récit extraordinaire d'Ayana, une mystérieuse enfant abandonnée à la naissance et recueillie par une famille anglais à l'âge de deux ans.

Devenue adolescente, Ayana réussira-t-elle à découvrir les mystères de son passé ? Suivez-la dans sa quête à travers un univers hors du commun, peuplé de créatures féériques et fantastiques.

Plonger dans ce livre où se mêlent féérie, frissons et fantasy  vous révèlera bien des secrets. Vous n'êtes qu'au commencement d'une grande et belle aventure.

 

 

Extrait 1 :

 

Des idées folles traversèrent l'esprit de la jeune fille. Avait-on décidé de l'effrayer ? Pendant une minute, elle ne sut quelle attitude adopter. Traverser le portail qui lui permettrait de rentrer chez elle ou rester et rencontrer cet inconnu. Elle avait pris la sage décision de franchir un mur humide. Elle n'avait ni chaussures ni veste, juste sa chemisette de nuit.

Elle avait très envie de visiter ce lieu, aussi étrange soit-il, mais sa tenue n'était pas adaptée. Assise dans son lit, elle se mit à réfléchir. Qui était cette personne qui s'était adressée à elle ? Existait-il des créatures comme dans les livres de Tolkien ? Elle comprit qu'elle devait y retourner mais surtout qu'elle devait préparer son expédition. La pendule de sa chambre affichait 5 H15. La maison était calme et ses parents semblaient s'être endormis. Elle se débarbouilla, dissimula ses vêtements sales dans un sac et se recoucha.

Elle passa le reste de la nuit à penser à ce qu'il venait de se passer. Le mur avait repris son apparence initiale et les insectes lumineux avaient disparu. Elle savait que ce n'était pas un rêve. Elle en avait la preuve sous son lit dans un sac plastique. Elle l'emporterait avec elle en cours le lendemain afin que sa mère ne le trouve pas.




Extrait 2 :

 

Elle se planta devant le mur à gauche du lit. Elle inspira puis plongea la main au travers. Elle y entra petit à petit. Elle eut une sensation étrange, comme si elle pénétrait dans de l'eau. Autour de son bras, plusieurs ronds étaient en train de former un tourbillon. Elle sentait que le mur l'aspirait. Elle n'avait pas peur et entra entièrement à l'intérieur, tel un passe-muraille. Elle fut aveuglée par la lumière car cette fois-ci il faisait jour. Elle se retourna et vit sa chambre. Dans son monde, c'était la nuit. Quelle surprise ! Elle était face à une magnifique colline bleue. Il n'y avait pas un mais deux soleils. Des papillons aux couleurs scintillantes, des mauves étincelants, des rouges carmin, des couleurs chaudes qui fourmillaient autour des 54 teintes orangées, comme le rose ou encore le bordeaux, à la fois chaudes et épicées. La végétation y était tout aussi étrange et magnifique et donnait à la fois une impression de fraîcheur et de sérénité et l'illusion d'agrandir le paysage.

 

 

Mon avis :

 

Passer le mur et découvrir le monde d'Ayana fut une bien jolie découverte pour moi.

Leîla Rogon, d'une belle écriture nous conte l'histoire d'Ayana, une enfant abandonnée et mystérieuse , adopté par un jeune couple d'anglais. Parvenue à l'adolescence, elle découvre un passage dans le mur de sa chambre menant vers  un monde magique et fantastique. Partir à la rencontre des Elfes, de Sylia une très jolie dragonne, combattre avec courage voici la destinée d'Ayana pour notre plus grand plaisir.

Amateurs du genre, voici un beau conte à découvrir sans tarder.

Pour son premier roman, Leïla Rogon nous offre une très belle histoire qui sans aucun doute appelle une suite, on referme le livre avec regret .

A noter le talent de Jimmy Rogon, illustrateur d'Ayana.

Je remercie Leïla Rogon pour sa très jolie dédicace et je tenais à lui dire que j'attends avec impatience son prochain recueil.



 


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